Dérivée de la Classe A, la Mercedes CLA et son look de coupé à 4 portes en est une interprétation esthétiquement plus séduisante, plus dynamique aussi. Technologies et mécaniques étant partagées par les deux modèles, la CLA de 2e génération s’est donc déclinée en hybride rechargeable en reprenant l’ensemble technique de la 250e. C’est cette version de la jolie berline allemande que nous avons eu le plaisir de découvrir. (17/05/2021 / Marc Lacroix / illustrations constructeur)

NOTRE EXEMPLAIRE

Version : CLA 250 e Coupé

L / l / h : 4,80/1,83/1,44 m.

Coffre : 450 litres.

Poids à vide : 1.590kg

Equipement série

Régulateur de vitesse / limiteur, DYNAMIC SELECT (modes Sport, Confort et ECO), châssis confort surbaissé (-15 mm), amortissement adaptatif, MULTIBEAM LED (phares adaptatifs), vitrage arrière teinté athermique (lunette arrière incluse), toit coulissant panoramique, éclairage d’ambiance (64 couleurs), sièges ventilés/chauffants, climatisation automatique, système de recharge sur courant alternatif (AC) 7,4 kW, assistances au freinage active, de franchissement de ligne actif, de limitation de vitesse,

Equipement optionnel

AMG Line, jante AMG 19 pouces, sièges sport avant similicuir, sièges avant chauffants, soutien lombaire réglable à 4 positions, volant multifonctions chauffé, climatisation bizone, affichage tête haute, caméra 360° stationnement, phares LED hautes performances, Packs Night, Premium Plus, intégration Smartphone, assistance à la conduite, de stationnement, de recul (caméra) et connectivité navigation, assistants angle mort, intérieur MBUX, réalité augmentée MBUX pour navigation, panneaux signalisation, et système de recharge sur courant continu (DC) 24 kW, …

Moteur : 1.400 essence / électrique ; 218 ch / 450 Nm.

Boîte : 8G-DCT automatique.

0-100 km/h : 6″8.

Vit. Maxi : 240 km/h.

CO2 : 22-30 g/km WLTP.

Prix (TVAC) : 43.923€(catalogue hors option) ; notre exemplaire : 56.174€.

Puissance fiscale : 7 CV

 

DESIGN

Jolie, plus effilée et d’aspect plus dynamique que la Classe A dont elle est dérivée la Mercedes CLA est toujours aussi réussie esthétiquement. Franchement une belle auto !

 

HABITACLE

La planche de bord hyper-épurée est reprise à l’identique à la Classe A. Le long pavé numérique, qui court de face au conducteur jusqu’au centre de la console, permet de très nombreuses configurations. Dommage que la toute petite commande (carré tactile au volant) ne soit pas des plus pratiques/efficaces à l’usage… Très jolies ouïes d’aération circulaires de type « turbine ».

 

Chez Mercedes, les essuie-glaces se commandent avec le levier planté à gauche du volant et non à droite… comme dans toutes les autres marques. De quoi facilement mettre la boîte sur N quand on espère les enclencher, ce qui n’est sans nul doute qu’une question d’habitude mais néanmoins bien gênant quand on ne l’a pas…

 

Le rétroviseur passager s’incline vers le bas lors des marche-arrière, ce qui est pratique lors des manœuvres contre trottoir, mais son manque de réactivité pour se remettre en position normale nous a quelque peu dérangé.

 

Le passager avant bénéficie d’une très grande amplitude longitudinale, ce qui ne se fera forcément qu’au détriment du passager derrière lui, qui ne dispose alors… plus de place aux jambes du tout !

 

Comme très souvent dans le cas des hybrides, le coffre laisse des plumes et perd quelques dizaines de litres de capacité.

 

SUR LA ROUTE

Par défaut, démarrage en mode électrique. La batterie lithium-ion de 15,6 kWh permet de rouler une quarantaine de kilomètres en 100% électrique, ce qui est dans la moyenne raisonnable, à une vitesse maxi de 140 km/h. La nuit suffira pour recharger sur prise domestique.

 

L’association du turbo essence 1.3-160 ch (Renault) et d’un moteur électrique permet de disposer de 218 ch et un couple de 450 Nm maxi combinés ; l’ensemble fonctionnent bien mais, conséquence d’un couple généreux, le train avant pourra avoir tendance à « chercher le grip » lors de démarrages « décidés ».

 

Comme pour les breaks 300 de testés par ailleurs, le surcroît de poids engendré par la batterie se ressent si l’on hausse le rythme et se traduit de la même manière par un train avant qui éprouvera du mal à aller chercher la corde. Indépendamment de cela, bon équilibre entre confort et dynamisme, notamment grâce à l’affermissement de l’amortissement et de la direction.

 

La boîte 8 robotisée à double embrayage a parfois des réactions violente à la descente du dernier rapport. La meilleure manière de tirer au mieux parti de l’hybridation est de programmer le système de navigation ; le logiciel détermine alors lui-même le mode de propulsion idéal en fonction du trajet.

 

Toujours aussi belle, la Mercedes CLA reste désirable. Si la qualité d’ensemble est incontestable, il est tout aussi vrai que la CLA 250e n’est pas aussi sportive à l’usage que le laisse supposer sa plastique. Et comme toujours avec ce genre de modèle, l’intérêt de son système hybride ne se justifiera que si vous avez la possibilité (et que vous le faites !) de recharger la batterie à chaque fois que cela est possible. D’autant que la facture est relativement salée, a fortiori si vous piochez dans la longue liste des options…

 

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